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Il y a trois ans aujourd'hui (31 octobre 2017), la pression de l'Union sur l'Italie a mis fin à l'une des missions humanitaires européennes les plus réussies, «Mare Nostrum», une opération de sauvetage qui a permis en un an à peine de recueillir 130 000 réfugiés sur les côtes européennes. Ben Hayes et Frank Barat, du Transnational Institute, font le bilan des trois ans de Mare Nostrum.

Lampedusa
© Matteo Penna

(31 octobre 2017) - Pendant que les responsables politiques européens mettaient de côté leurs obligations humanitaires, les citoyens européens ont témoigné de la tradition européenne de compassion, de solidarité et d'engagement envers les Conventions de Genève.

Dans son premier discours sur l'état de l'Union, le président Juncker avait même loué ces volontaires, les considérant comme les représentants de l'«Europe dans laquelle je veux vivre». Quelques années plus tard, l'Union a adopté une attitude très différente, Juncker reste muet et ces mêmes militants sont désormais traités non plus comme des héros mais comme des criminels.

La criminalisation de la solidarité avec les réfugiés est la dernière manifestation d'une politique européenne qui vise depuis longtemps à stopper l'arrivée des réfugiés dans les États de l'UE à tout prix, que ce soit en les laissant se noyer, en les confinant dans des camps en Turquie ou en payant des miliciens libyens brutaux pour empêcher leur départ.

Il y a trois ans, les citoyens européens sont intervenus là où leurs dirigeants avaient échoué, démontrant les valeurs de compassion et de solidarité sur lesquelles l'UE est fondée. Il est temps que les responsables politiques européens fassent preuve du même courage et mettent fin à une politique hypocrite qui ne peut qu’accroitre la misère de gens parmi les plus vulnérables du monde. (EurActiv)

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