Nouvelles

(25 septembre 2020) - Un «mécanisme de solidarité obligatoire» entre États européens en cas de pression migratoire et davantage de retours des déboutés du droit d’asile: Bruxelles a présenté le 23 septembre une épineuse réforme, cinq ans après la crise des réfugiés de 2015.

Lesbos
© Wikimedia Commons

Le «nouveau Pacte sur la migration et l’asile» doit rendre obligatoire la «solidarité» de tous les pays de l’UE avec les pays de première arrivée de migrants, comme la Grèce, l’Italie ou Malte, lorsque ces derniers sont «sous pression».

Une aide qui ne prend «pas seulement» la forme de relocalisations des demandeurs d’asile dans d’autres pays de l’UE, mais peut également se traduire par une «aide au retour» des personnes qui se voient refuser l’asile vers leur pays d’origine, selon la commissaire Ylva Johansson.

Une façon de contourner le refus persistant de pays comme ceux du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie) d’accueillir des demandeurs d’asile, qui a abouti à l’échec des quotas de répartition décidés après 2015.

Mais le sujet s’avère épineux, certains jugeant les alternatives à la relocalisation irréalisables pour des petits pays qui n’en ont pas forcément les moyens.

La Commission veut également accélérer les procédures d’examen de l’asile, pour déterminer rapidement si une personne est manifestement éligible, et éviter que des demandeurs ne vivent dans des camps plongés «dans l’incertitude». Afin d’augmenter les retours, qui ne sont effectifs que pour moins de 30% des cas, l’exécutif européen veut travailler plus «étroitement» avec leurs pays d’origine. (EurActiv)

En savoir plus

TOP